“Depuis le temps d’Abraham dans la Genèse, l’humanité migre et erre de pays en pays. Elle se retrouve étrangère dans de nouvelles contrées.”
60 Millions d’euros ! C’est la somme colossale que les citoyens Africains ont déboursé en 2024 pour les frais d’obtention de visas Schengen qui leur ont été au final refusés. D’aucuns qualifieraient cela d’un business bien juteux pour l’Union Européenne. Car en plus de multiplier presque systématiquement les refus des demandes de visas Schengen aux populations Africaines, les frais engagés dans les procédures ne seraient pas remboursés mais directement empochés par les consulats Européens.
A croire que cette machine financière est bien ficelée pour piller les derniers deniers de ces malheureux demandeurs, qui vont jusqu’à débourser leurs économies dans des démarches à l’issue déjà scellée, dans l’espoir d’obtenir le droit de voyager en Europe.
Ce montant vertigineux atteignait déjà 56 millions d’euros en 2023 soit des milliards de Francs CFA perdus. Un montant publié par le LAGO Collective, un organisme anglais qui suit les données des visas européens de court séjour depuis 2022. Ce même organisme dénonce ce phénomène inquiétant qui donne tout l’air d’une extorsion déguisée à grande échelle. La fondatrice du collectif, Marta Foresti a déclaré que “les pays les plus pauvres du monde paient les pays les plus riches pour qu’ils ne les laissent pas entrer”.
Des dossiers systématiquement rejetés
“Chez certains, l’étranger n’est pas le bienvenu. Bien qu’il soit utile que lorsque ça arrange. La Bible nous enseigne l’accueil bienveillant des étrangers, l’hospitalité. Si en Afrique, l’hospitalité est de coutume naturelle, la réciprocité est quasi nulle.”
La question migratoire est sur toutes les tables des pays occidentaux. Mais si l’Occident cherche désespérément à enrayer le flux migratoire sur son sol, quitte à durcir les conditions d’entrée et multiplier les expulsions et rejets, il faudrait également étudier la question de son influence et ses actions sur le sol Africain, qui viennent fortement impacter le quotidien des populations locales plongées dans l’instabilité, la guerre, la famine, la pauvreté, etc., qui ne pensent avoir d’autre choix que de fuir et quitter leur terre natale. Pour cela, ces citoyens Africains vident leurs poches, entament des démarches légales, suivent les procédures avec bon espoir. Mais sont rejetés. Cette désillusion les décourage à déposer des recours. Ils attendent quelques mois le temps de réunir à nouveau l’argent nécessaire et recommencent pour des chances très minces. Une boucle sans fin au profit d’une seule partie.
L’on dirait presque que le contrôle au faciès est clairement caractérisé. Plusieurs associations ont dénoncé ce traitement discriminatoire et inégal de la part des consulats Européens et auraient réclamé la restitution des frais de visa déboursés par les malheureux demandeurs en cas de refus. Il est devenu de plus en plus difficile voire parfois impossible pour un citoyen Africain d’entrer en Europe en toute légalité.
Les coûts augmentent au fil des ans et les conditions deviennent encore plus drastiques. Et nous parlons pourtant de visa de court séjour, soit pour une durée de quelques mois. Les rejets s’empilent mais les sommes versées par les demandeurs sont bien gardées et ne bénéficient qu’aux pays Européens.
En Afrique, on déplore des refus systématiques de dossiers pourtant bien solides et remplis dans les normes demandées. Les raisons se ressemblent et sont à la fois arbitraires et imprécises.
Les Africains dans le collimateur de l’Europe
“La Bible nous dit clairement que “Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l'opprimerez point.” [Lévitique 19 v.33 - Bible] Vous l’accueillerez, l’aiderez et le traiterez avec justice et amour comme l’un des vôtres.”
Face aux accusations, l’Union Européenne se défend en disant que “les revenus supplémentaires générés par les demandes de visa seront réinvestis pour mettre à disposition davantage de ressources – y compris du personnel – pour le traitement des demandes de visa, assure la Commission. Cela devrait permettre de réduire le temps d'attente pour les rendez-vous pour un visa Schengen, car les consulats seraient en mesure de traiter davantage de demandes”, explique le site d'actualité InfoMigrants.
Sauf qu’il y a bien une question à laquelle l’Union Européenne ne répond pas et qu’un rapport d’Henley & Partners, un cabinet Britannique de conseil en migration d’investissement relève clairement : pourquoi le taux de refus de visas Schengen apparait nettement plus élevé pour les citoyens Africains contrairement aux citoyens Asiatiques ou d’autres régions du monde ?
Le classement affiche les Comores en tête de liste avec un taux de refus de 61,3%, suivis par la Guinée-Bissau (51 %), le Ghana (47,5 %), le Mali (46,1 %), le Soudan (42,3 %), et le Sénégal (41,2 %). Sans parler des pays Maghrébins.
Quand l’Europe ne leur permet pas d’entrer par la voie légale, tout en profitant leur argent, bon nombre de ces citoyens optent pour un périple plus dangereux à en perdre leur vie. Par voie maritime, des milliers de migrants meurent juste pour entrer en Europe. D’autres risquent même l’emprisonnement en utilisant des faux papiers. Un rouage de destruction bien rôdé.
L’accueil divergent d’un étranger à un autre
En France, le combat est mené par le gouvernement pour expulser le maximum d’étrangers. Pourtant, de l’autre côté de l’océan, un citoyen Européen n’a aucun problème pour entrer en Afrique. D’une telle facilité, il n’y met pas autant d’énergie, d’argent et d’espoir qu’un citoyen Africain. Si le flux migratoire des occidentaux vers l’Afrique est certes peu mentionné, il est bien réel pour le plus grand plaisir des expatriés occidentaux. Pourquoi donc l’Europe s’évertue-t-elle à fermer ses portes aux citoyens Africains dont elle profite pourtant ? Car en Europe, l’apport des étrangers dans l’économie et la vie sociale est crucial. Mais ils n’y sont pour autant, pas toujours acceptés ni respectés, qui plus est pour un idéal occidental bien trop illusoire, hélas.
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Robert Edition
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