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Condamné à perpétuité, Bryan Hooper a été innocenté et libéré après 27 ans en prison

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Bryan Hooper, un américain de 54 ans, a été libéré le jeudi 4 septembre 2025 suite aux révélations inattendues de la vraie coupable. Il fut accusé à tort et condamné à la perpétuité pour le meurtre d’une femme de 77 ans. Le tribunal a annulé sa condamnation selon les informations relayées par Associated Press.
Bryan Hooper était incarcéré depuis près de 3 décennies dans la prison de Stillwater dans l’état du Minnesota aux Etats-Unis, sans preuve matérielle mais uniquement sur la base du témoignage d’une certaine Chalaka Young, également surnommé Shay et quatre autres témoins.

Tout a basculé pour Bryan Hooper en avril 1998, lorsque la police a découvert le corps d’Ann Prazniak à son domicile, ligotée et enfermée dans une boite qui se trouvait dans le placard d’une chambre. Les médecins légistes ont estimé que la septuagénaire était morte depuis plusieurs semaines par asphyxie. Elle vivait seule dans un appartement situé près du centre-ville du Minneapolis. D’après les investigations menées, son appartement servait de repère de drogue et de prostitution et ce, même après sa disparition. Les différentes allées et venues à son domicile ont permis d’identifier deux suspects, Chalaka Young et Bryan Hooper. Leurs empreintes ont été relevées, pour Bryan sur une cannette de bière et deux sandwiches retrouvés dans le salon, et pour Chalaka sur des morceaux d'un ruban adhésif qui aurait été utilisé pour attacher la victime. Bryan Hooper, âgé de 27 ans lors des faits, laissa derrière lui deux enfants qui ont grandi sans leur père.

L’enquête menée semblait n’avoir aucune issue, d’autant plus que lors des interrogatoires, ils ont tous les deux nié en bloc et affirmaient ignorer le décès de la septuagénaire. Ce n’est qu’à l’issue de quatre interrogatoires intensifs que Mme Young changea de position pour accuser Bryan Hooper du crime. Et passa un accord pour une remise de peine en échange de son témoignage. Elle aurait témoigné par la suite avoir été forcée de faire le guet pendant que M. Hooper tuait Ann Prazniak et de couper le ruban adhésif. La jeune femme ajouta également avoir été menacée de mort si jamais elle rapportait les faits et précisa avoir entendu la victime appeler à l’aide avant que le drame n’eut lieu. Quatre autres témoignages malhonnêtes s’ajoutèrent au dossier incriminant le suspect sur les propos qu’il aurait tenu.
M Hooper n’a pas cessé de clamer son innocence, mais ses mots n’ont pas suffi pour sa défense. Un jury l’a reconnu coupable et le juge l’a condamné à perpétuité pour “meurtre au premier degré” avec possibilité de libération conditionnelle après 30 ans. Son avocat de l’époque, Jeff Dean, n’a pas manqué de reprocher l’ingérence de la police dans cette affaire. Ils ont inculpé M. Hooper sans réellement prendre en considération le fait que les empreintes digitales de Shay “se trouvaient sur l'arme du crime”.
Il a tenté à cinq reprises de saisir la justice pour faire annuler sa peine mais en vain. Les témoignages des quatre autres témoins n’ont fait qu’entacher son dossier. Des témoignages recueillis sous la pression de la police et du procureur.

Albert Camus citait que “la vérité jaillira de l’apparente injustice”. Et quoique nous puissions dire ou faire, il est un fait que la vérité ne peut demeurer dans l’ombre, car il faut qu’elle rétablisse l’ordre des choses, l’équilibre brisé. Disons que depuis 27 ans, le sang d’Ann Prazniak réclamait justice, et la voix de Bryan Hooper revendiquait son innocence. C’est ainsi qu’il est écrit que “celui qui marche dans l'intégrité marche avec assurance, Mais celui qui prend des voies tortueuses sera découvert.” [Proverbes 10 v. 9].
En effet, toute oeuvre, bonne ou mauvaise, n’est point cachée devant Dieu ; c’est lui qui met en lumière afin que la vérité soit révélée. De même le livre de Proverbe 12 v.17 nous dit que “celui qui dit la vérité proclame la justice, Et le faux témoin la tromperie”.
Certainement tourmentée par son mensonge, Chalaka Young, déjà incarcérée pour des faits de vols et agressions, avoua son crime. “Je n’accepte plus qu’un innocent soit emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis. Dieu m’a ouvert les yeux et voici la vérité.”, avouait-elle dans une lettre manuscrite publiée par l’ONG Great North Innocence Project. Ce qui a permis de fournir des preuves de l’innocence de Bryan Hooper le 19 juillet 2025.

“Il est résilient, il a la foi et il n’a jamais cessé de croire que la vérité triompherait”, témoignait sa fille lors d’émouvantes retrouvailles avec son père. Fort heureusement, toutes ces années, il a pu bénéficier du soutien inépuisable de ses enfants. “Ils m'ont grandement simplifié la vie, sachant qu'ils faisaient du bien. C'est ce qui m'a permis de garder les pieds sur terre.”, reconnaissait-il. La liberté, voici le fruit de sa persévérance et de sa foi.
Quittant la prison de Stillwater et rejoignant sa famille, nous prions que Dieu l’épaule, le restaure et le guérisse. Car dans le silence de la prison bruyante, seul Dieu pouvait entendre ses gémissements.

La Rédaction
Éphésiens 4 v. 4 -Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation;
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