David Campanale n’aurait jamais imaginé que son propre parti le traiterait en ennemi à cause de sa foi.
Ancien journaliste à la BBC pendant près de trente ans et chrétien évangélique engagé, il était pourtant un membre de longue date des Libéraux Démocrates.
En 2022, il est sélectionné comme candidat pour les élections législatives de 2024 dans la circonscription de Sutton and Cheam. Grand favori, tout semblait lui sourire.
Pourtant, en 2023, son propre parti l’écarte brutalement de la course. La raison invoquée : ses convictions chrétiennes évangéliques. Opposé à l’avortement et à l’euthanasie, et favorable au mariage entre un homme et une femme, il témoigne avoir été harcelé, moqué pour sa foi et interrogé de manière agressive pendant des heures par des militants du parti.
Il finit par être évincé au profit de Luke Taylor, qui deviendra par la suite député. Selon plusieurs documents, ce dernier aurait même été à l’origine de cette cabale contre lui, allant jusqu’à déclarer que le parti devait devenir “séculier” et se baser uniquement “sur les preuves”, et non sur la religion.
David Campanale refuse pourtant de se taire et de renier sa foi. Il engage alors un combat judiciaire de quatre ans.
Le dénouement est historique. Le 7 avril dernier, au Central London County Court, les deux parties parviennent à un accord judiciaire nommé “Consent Order”. Dans ce document, les Libéraux Démocrates reconnaissent noir sur blanc leur responsabilité : discrimination directe et indirecte, harcèlement, victimisation et rupture de contrat, tous motivés par les convictions chrétiennes de David Campanale, notamment son opposition à l’avortement et à l’euthanasie
En guise de réparation, le parti accepte de lui verser au moins 250 000 livres, soit plus de 300 000 euros de dommages et intérêts, sans compter les frais de justice.
Une victoire symbolique et historique pour la liberté religieuse en politique britannique.
“Les Lib Dems ont discriminé, mais Dieu m’a rendu justice”, a sobrement déclaré David Campanale à l’issue de ce combat.
Ferme dans sa foi, David Campanale n’a pas été seul dans ce combat. Près de 1 500 personnes ont participé à sa campagne de crowdfunding pour financer les frais de justice. Il a également reçu le soutien public du Libéral Democrat Christian Forum, de l’ancien archevêque de Canterbury Rowan Williams, ainsi que de deux autres évêques anglicans.
Une pétition lancée pour sa réintégration a recueilli plus de 20 000 signatures.
Une affaire qui révèle les limites de la tolérance de certains partis politiques dès qu’un chrétien assume ses convictions sans compromis.
La Rédaction
Vestibulum euismod, leo eget varius gravida, eros enim interdum urna, non rutrum enim ante quis metus. Duis porta ornare nulla ut bibendum
Robert Edition
6 minutes ago